DMG- XXVIII. Deutscher Orientalistentag, Bamberg, 26.-30.3.2001
 
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Abstracts / Zusammenfassungen der Vorträge
Iranistik

Barbara Mekarska:
Les traductions persanes des langues iraniennes anciennes

Pendant les dernières vingt années on peut apercevoir un plus grand intérêt des Iraniens porté à leur patrimoine culturel, ainsi qu'à la littérature ancienne, avant musulmane. Il y a une grande demande des traductions des oeuvres de la littérature iranienne qui compte trois mille ans (y compris, naturellement, la tradition de la communication orale existant depuis des siècles). On renouvelle les publications de traduction peu nombreuses d'avant 1979 (comme exemple nous pouvons citer des travaux d' Ebrahim Pur-Dâvod et Rahim Afifi), les linguistes et les philologues éditent de nouveaux travaux (p.ex. Jalil Dustxâh, Qâsem Hâšemi Nejâd, Mahšid Mir Faxrâ'i).
Dans toutes les traductions persanes de l'Avesta et des textes du moyen persan que je connais, parce que surtout ces oeuvres sont traduites, nous voyons de grands efforts des traducteurs pour montrer la beauté de la langue persane litéraire, avant tout pour la fidélité de présentation d'anciens moyens linguistiques, surtout le vocabulaire, pour que le patrimoine de la langue persane soit visible. Les efforts des traducteurs modernes consistent a la recherche et a la création des équivalents "purement" persans des moyens linguistiques anciens. Les textes dans lesquels il n'y a presque pas de mots arabes en sont le résultat, tandis que dans la langue persane il y en a plus de cinquante pour-cent. On aperçoit cette dissonance dans les publications: l'introduction "porte une date", la traduction est "sans date". Presque toutes les publications sont pleines d'asterisques qui suivent les mots actuellement inconnus . Cette procédure me rassure que le traducteur lui-meme ne croit pas a la compréhensibilité du texte, d'autant plus qu'il s'adresse souvent , dans l'introduction, a un destinataire large.
Les tendances puristes sont généreuses mais elles perdent ce qui est important dans une traduction : l'imagerie dans l'énoncé cible . Si le traducteur utilise dans son texte les mots étrangers (surtout ceux qui ont dans l'énoncé cible une autre signification) et il les explique ou traduit seulement dans les annotations, il perturbe l'acte de cognition, il ne permet pas au lecteur de bien lier le signifiant au signifié.
Mes remarques critiques sur les valeurs des traductions accomplies par les scientifiques persans ne mettent pas en doute l'objectif de leur travail. Nous pouvons traiter ces traductions comme traductions " philologiques ", qui ressemblent aux traductions européennes du début de siècle. La science contemporaine met de nouvelles tâches, "la fidélité" de la traduction exige une mise en place parmi tous les événements cognitives. Dans la relation entre l'auteur de l'original et son destinataire ainsi qu'entre le traducteur et le destinataire de la traduction, le rôle du traducteur est d'être intermédiaire qui conduit à l'élargissement des horizons culturels.
Je voudrais illustrer mes observations par des exemples des traductions du texte avestique et pehlevi du Hadôxt Nask (Yt.21-22 dans: M.Haug, E.W.West "The Book of Arda Viraf", Append. II "The three fargards of the Hadôxt Nask..." , pp.301-316) , effectuées par Pur-Dâvod, Mir Faxrâ'i et Jalil Dustxâh.

Stand 11. Februar 2001